En mars, simplifier. Passer de la dispersion à la focalisation
- 1 avr.
- 4 min de lecture

Simplifier : faire moins, pour faire mieux
Quand j’ai inscrit « simplifier encore ma vie » sur ma liste de thèmes de développement personnel pour le mois de mars, je ne pensais pas seulement à désencombrer mes armoires et mes tiroirs, alléger mes agendas (pro et perso), nettoyer ma liste de contacts… ou respirer davantage à l’intérieur comme à l’extérieur de chez moi.
Je visualisais aussi quelque chose de beaucoup plus profond et significatif pour ma santé mentale, mon bien-être intérieur et mon système nerveux trop souvent sollicité.
Pour cela, il m’a d’abord fallu - encore une fois - regarder honnêtement et objectivement où allait ma précieuse énergie. D’autant qu’une mésaventure professionnelle m’a obligée à accepter rapidement le constat... peu glamour...
J’ai eu à mener une énième réflexion sur ma nouvelle vie pro-perso. Sur les choix que j’ai faits, l’an dernier ; ceux que j’ai gardés, cette année. Sur les choses que j’ai cessé de faire et éloignées à jamais ; sur les personnes que j’ai cessé de voir et remerciées pour l’expérience autant que la leçon. Sur les directions possibles auxquelles j’ai renoncé parce qu’elles dilapidaient mon énergie désormais limitée et retardaient ma progression vers mon objectif ultime.
Ce n’est jamais très confortable, comme exercice, mais c’est nécessaire.
Simplifier, c'est aussi savoir quand dire stop
Il y a eu un incident, en mars. Une situation professionnelle, que je ne détaillerai pas ici par choix, m'a brusquement obligée à regarder en face quelque chose que j'avais longtemps évité : la tendance que j'ai à donner, à aider, à m'investir... parfois bien au-delà de ce qui est raisonnable. Et souvent, sans filet.
Cette situation m'a coûté. En énergie, en temps, en confiance. Et surtout en paix intérieure, cette paix que je cherchais justement à construire depuis le début de l'année.
J'ai mis plusieurs jours à digérer. Plusieurs sessions de journaling, réparties sur plusieurs matins, pour démêler ce que je ressentais vraiment. Colère, bien sûr. Tristesse, aussi. Frustration, encore. Plus quelque chose qui ressemblait à de la honte, même si je n'avais rien à me reprocher.
C'est fou, la violence des déceptions relationnelles qu'on n'a pas vues venir ! Elles font déjà du bruit au moment de l'impact. Elles résonnent encore longtemps après, dans des endroits qu'on croyait réparés et solidifiés.
Heureusement, le journaling, une fois de plus, a fait son travail. Pas en effaçant la douleur, mais en lui donnant une forme transformable. Il m'a aidé à traverser ce moment sans m'y perdre.
J'ai dit : "Freinée, je veux bien. Arrêtée, jamais !"
"On ne rend pas service aux gens à ses dépens !"
Cette phrase, que j'ai déjà dite maintes fois à d'autres, je me suis retrouvée à devoir me la dire à moi-même.
Parce que la générosité sans limite, ce n'est pas une vertu. C'est un abandon de soi. Une façon de chercher quelque chose : validation, utilité, appartenance, dans des sphères extérieures à soi, là où on ne le trouvera jamais.
Simplifier, ce mois de mars, ça a aussi voulu dire ça : cesser de semer des graines dans des sols infertiles.
Le sol le plus fertile que je connaisse est en moi. Refocus, please!
Cela peut être perçu comme de la dureté, mais c'est surtout du respect. Pour l'autre, qui n'est peut-être tout simplement pas prête à avancer. Et surtout pour soi, qui ne veut pas ralentir son mouvement, sa progression.
Focalisation : le moment de vérité
J'ai mis beaucoup de temps à réaliser et à admettre à quel point je m'étais éparpillée dans ma vie. Tant par manque de discipline, que par excès de curiosité mal canalisée, que par le besoin de (me) prouver quelque chose.
Ce constat est récent. Il date du dernier trimestre 2025. Il se confirme au premier trimestre 2026.
Vouloir tout tester, dans plusieurs directions à la fois, c'est juste une façon de ne vraiment avancer nulle part. D’autres l’ont reconnu et accepté avant moi. Il était temps que j’en fasse autant.
Ainsi, en choisissant de me focaliser sur des activités et des projets liés à l’écriture, j’ai commencé à avancer en entonnoir. J’ai dû me convaincre qu’en faire moins un peu partout, m’aiderait résolument à faire mieux là où je le voulais vraiment.
J’ai aussi commencé à m’entraîner à finir une chose avant d’en commencer une autre. Et ça, pour moi, c’est un vrai défi.
Le journaling pour clarifier l’espace intérieur
Le journaling m'a aidée en mars de façon décisive.
Écrire pour trier. Poser sur le papier tout ce qui encombrait ma tête, puis regarder ce qui méritait vraiment mon attention. Pas ce qui était urgent aux yeux des autres. Ce qui était important pour moi.
Exercice 1 de mars :
Prends une page blanche et écris tout ce qui occupe ton esprit en ce moment. Puis entoure les trois choses qui comptent vraiment. Le reste peut attendre.
Et si tu vis ou as vécu, toi aussi, une de ces situations où tu donnes plus que tu ne reçois, où tu t'épuises à porter ce qui n'est pas de ta responsabilité, je t'invite à ouvrir ton carnet et à écrire, sans filtre, sans chercher à bien formuler :
Exercice 2 de mars :
Où est-ce ou à qui est-ce que je donne à mes dépens en ce moment ? Et pourquoi ?
Les réponses qui viennent sont rarement confortables. Mais elles sont presque toujours libératrices.
Petit bilan de mars
Après ce tri, il m’est resté l'essentiel. Les projets qui m’animent, voire m'illuminent. Les relations qui me nourrissent vraiment. Les habitudes qui me font du bien, voire me guérissent. Et la clarté, précieuse, de savoir pourquoi je fais ce que je fais – tout ce que je choisis de faire.
C'est ça, simplifier, pour moi, désormais. Recentrer, focaliser, ne m’appauvrira pas. Bien au contraire, cela m'affinera, me précisera.
La meilleure version de moi-même m’attend de l’autre côté de ce chemin.
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Lire les réflexions précédentes :
En espérant que cette réflexion personnelle t'inspirera et t'incitera à l'introspection honnête et objective.
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