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Octobre : faire confiance à ma voix intérieure, une décision à la fois

il y a 44 minutes
4 min de lecture

Je t'avais promis de te retrouver à la fin du mois, pour te raconter comment j'ai, moi, vécu cet exercice et ce mois d'octobre.


Octobre n'a pas été un mois facile. L'actualité française a été lourde, très lourde. Et pourtant, en relisant mes notes, je vois qu'il m'a appris quelque chose d'important : faire confiance à ma voix intérieure, une décision à la fois.


Jeune femme assise dans l’herbe au bord d’une mare, écrivant dans un carnet sur ses genoux, ambiance calme et méditative.

Protéger ma paix sans culpabiliser


Ce mois-ci, j'ai coupé beaucoup de médias. Pas par indifférence. Par protection.


Rester informée et être exposée en permanence, ce n'est pas la même chose. Je peux garder les yeux ouverts sur le monde sans lui donner un accès illimité à ma tête.


Avant, je me serais sentie coupable de ne pas tout suivre. Maintenant, je me demande ce que cela me coûte, et ce que cela m'apporte.


Je n'ai pas attendu que les choses s'arrangent pour prendre soin de moi. J'ai pris soin de moi pendant que ça n'allait pas.


Ce qui me tient debout


Je me suis réfugiée dans un livre commencé l'été dernier. Il m'aide à rester motivée quand ce niveau-là baisse un peu.


J'ai renforcé mon journaling et ma manifestation par écrit.


Si certaines personnes prient, moi, je récite des affirmations positives. Elles m'aident à avancer et à chasser les pensées que je n'aime pas.


Et oui, je continue de faire des to-do lists. J'avance beaucoup mieux avec elles. La douceur ne veut pas dire l'absence de structure.


Ne plus me presser, mais continuer à construire


Je suis encore un peu en retard sur certains projets. Je le sais. Mais je ne m'en fais plus trop pour le timing. Je n'en ai tout simplement pas envie. Cela ne m'aide en rien.


Avant, le retard était un reproche. Maintenant, c'est une information.


Je me concentre sur la structuration de la vie que je construis jour après jour. Pas à pas. Brique par brique.


Faire confiance à ma voix intérieure : écouter, observer, puis décider


Faire confiance à ma voix intérieure, c'est aussi ne plus m'adapter à tout prix pour que les choses fonctionnent.


Mes émotions sont des informations, pas des preuves. Alors j'écoute ce que je ressens, j'observe les comportements, je réfléchis, et seulement ensuite, je décide.


Je n'ai plus envie de surveiller mes paroles pour préserver une relation, quelle qu'elle soit. J'ai le droit de poser mes conditions.


Une énergie qui me surprend


Un jeudi, j'ai participé à un événement de réseautage. Et les trois jours suivants, je n'ai pas ressenti le besoin de m'isoler pour récupérer, comme j'en ai l'habitude.


J'ai apprécié ce changement.


Je ne dis pas que mon hypersensibilité a disparu. Mon mode « guichet fermé » existe toujours, et je continue de le respecter. Mais cette expérience a nuancé l'idée que je me faisais de mon fonctionnement.


Apprendre à se connaître, c'est aussi rester ouverte à l'idée d'évoluer.


Écrire autrement


Ce mois-ci, je me suis posé une question qui m'a surprise : peut-on finir par manquer d'envie d'écrire ?


J'adore écrire. Mais quand il faut aussi faire fonctionner une entreprise, l'écriture ressemble parfois plus à un travail qu'à un jeu. Et j'ai déjà tant de textes derrière moi.


Je n'ai pas toutes les réponses. Mais une piste s'ouvre : écrire moins de neuf, et mieux valoriser ce qui existe déjà. Sélectionner, assembler, retravailler.


C'est d'ailleurs ce que je fais ici, avec mes anciens articles. Les recycler, c'est aussi les réviser et approfondir des réflexions dont le fond reste actuel, parce qu'il est ancré dans ma personnalité et dans ma construction mentale.


Son anniversaire, puis le mien


Le mois dernier, c'était l'anniversaire de ma fille. Ce mois-ci, c'est moi qui ai soufflé une bougie de plus.


Je suis très fière du chemin parcouru pour revenir à la surface depuis son départ. Elle me manque énormément. Mais elle n'est jamais bien loin. Elle sera toujours dans mon cœur.


Je lui ai promis d'avoir une belle vie et de continuer à cultiver la joie de vivre, comme nous le faisions ensemble. Certains jours, quand le monde gagne en bêtise et en haine, c'est très difficile. Mais, je sais désormais que je n'ai pas besoin d'être joyeuse tous les jours pour tenir cette promesse.


Je protège ma tête et je protège mon cœur. Ma santé mentale reste ma priorité numéro 1.


Ce que j'emporte avec moi en novembre


J'ai trouvé mon thème de développement personnel pour 2027 : du pétillant, de l'éclat, de la brillance. J'ai même déjà commencé à y travailler.


La douceur de 2026 en sera le socle. Et je n'ai pas besoin d'attendre janvier pour commencer.


Si je devais résumer octobre en un mot, ce serait : préserver. Préserver ma santé mentale, mon énergie, ma joie de vivre et mes ambitions, sans les laisser devenir une pression permanente.


Alors ce soir, j'ouvre mon carnet, et je t'invite à faire pareil, si le cœur t'en dit :


Qu'est-ce que ma voix intérieure me demande de préserver, cette semaine ?


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Je te retrouve en novembre pour un nouvel exercice : la compassion envers soi.


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