Juillet : la joie plutôt que la performance
- 1 août
- 3 min de lecture
Je t'avais promis de te retrouver à la fin du mois, pour te raconter comment j'ai, moi, vécu cet exercice de créer pour et dans la joie.
Alors voilà. Je m'assois avec mon carnet, comme prévu, et j'essaie de résumer un mois qui ne s'est pas laissé résumer facilement.

Le mois où j'ai choisi la joie plutôt que la performance
Début juillet, j'ai écrit une phrase dans mon journal, presque sans y penser :
A beautiful mind in a beautiful body with a beautiful face... This is the renewal of my life goal. I'm still growing. Still learning. Still becoming the woman I'm choosing to be.
Je ne savais pas encore que cette phrase allait devenir le fil rouge de tout mon mois.
Juillet n'a pas été un mois de résultats. Pas de lancement, pas de grand chiffre à annoncer, pas de case cochée à montrer fièrement. C'était plutôt un mois posé sur une seule question, que je n'avais jamais vraiment osé me poser aussi frontalement : quelle femme suis-je en train de devenir ?
Ce mois-ci, j'ai commencé à répondre en choisissant, chaque jour un peu plus, la joie plutôt que la performance.
Créer plus, consommer moins
La première chose que j'ai changée, c'est ma relation aux réseaux sociaux.
Je ne veux plus qu'ils occupent autant de place dans ma vie, désormais. Qu'ils redeviennent ce qu'ils auraient toujours dû être pour moi : des outils de travail, des portes d'entrée vers ce que je propose ! Pas une source privilégiée d'informations. Encore moins une quête de validation permanente.
À la place, j'ai redonné leur juste place aux livres, au blogging, au journaling, aux projets de fond, ceux qui prennent du temps à mûrir mais qui restent, une fois terminés.
Qualité plutôt que quantité. Ce n'est plus seulement une stratégie. C'est devenu une façon de vivre.
Le repos fait partie du travail
Il a fait chaud, cet été. Et j'étais fatiguée. Pas juste physiquement. Mon cerveau, lui, avait visiblement décidé de faire grève, sans préavis.
Avant, je crois que je me serais forcée quand même. J'aurais culpabilisé de ralentir, comme si mon cerveau me trahissait en réclamant une pause.
Cette fois, j'ai essayé d'écouter autrement. De me rappeler que le repos n'est pas le contraire du travail, mais une de ses conditions. Que je n'ai pas à être productive chaque heure de chaque journée pour avoir le droit d'exister pleinement.
Je ne vais pas te dire que j'ai tout résolu. Il m'arrive encore de culpabiliser dès que je ralentis. Mais je le remarque plus vite. Et je me corrige plus doucement.

Apprendre à me faire confiance, et à me laisser aimer
Je repense à ce salon professionnel où je me suis surprise à ressentir du bonheur, sans avoir besoin de le justifier par la résilience. Pas de la fierté déguisée en force. Juste de la joie, pour elle-même.
Et puis il y a eu autre chose, plus discret, mais peut-être plus important encore. J'ai commencé à regarder de plus près mes propres mécanismes de protection, ceux qui m'ont permis de tenir, pendant longtemps, face à ce qui faisait mal. Je les connais bien. Ils m'ont été utiles.
Mais j'ai compris, ce mois-ci, qu'ils m'empêchent aussi parfois de recevoir ce que je mérite : être aimée pleinement, sans me protéger en permanence.
Ce n'est pas encore réglé. Ce n'est jamais réglé d'un coup. Mais je préfère te le dire honnêtement plutôt que te raconter une version plus propre de mon mois.
Ce que j'emporte avec moi en août
Si je devais retenir une seule chose de juillet, ce serait celle-ci : je n'ai pas changé de vie. J'ai commencé à changer de manière d'habiter la mienne.
C'est plus discret qu'un grand tournant. Mais c'est souvent bien plus durable.
Alors ce soir, j'ouvre mon carnet, et je t'invite à faire pareil, si le cœur t'en dit :
Qu'est-ce que je choisis de devenir, plutôt que ce que je choisis d'accomplir ?
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Je te retrouve en août, pour un nouvel exercice : apprendre à me reposer sans l'avoir mérité.
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