Juin : poser encore plus de limites
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Dernière mise à jour : il y a 17 minutes

Poser encore plus de limites : une leçon que je récite depuis janvier
Cette année, j'ai choisi de vivre dans la douceur. Chaque mois, j'explore une nouvelle façon de la rendre concrète.
Après la paix intérieure, les mots que je m'adresse, une vie moins encombrée, l'écoute de mon corps et l'accueil de mes émotions, juin m'a ramenée à quelque chose de plus direct, presque plus rugueux : poser encore plus de limites.
«Encore plus», parce que je pensais déjà savoir le faire. Petite naïve que je suis encore.
Ce que dire non a réveillé en moi
Pendant longtemps, j'ai vu les limites comme une porte qu'on ferme sur quelqu'un. Un mur. Presque une agression.
Alors je disais oui. Souvent. Parfois à mes dépens, comme je l'écrivais en mars. Et je pensais, sincèrement, que c'était de la gentillesse.
Ce mois-ci, j'ai dû regarder cette habitude en face. Pas seulement dans mes relations. Aussi dans ma façon d'organiser mes journées, de laisser entrer trop de sollicitations, de dire oui à des projets ou des demandes qui grignotaient une énergie déjà comptée.
Ce n'était pas confortable de le constater. Poser une limite, pour moi, ça active encore un petit réflexe de culpabilité. Comme si je décevais quelqu'un juste en me respectant.
Poser des limites, c'est aussi dire oui
Et puis, quelque chose s'est déplacé.
J'ai compris que poser encore plus de limites, ce n'est pas seulement repousser ce qui m'épuise. C'est protéger ce qui compte vraiment.
Dire non à une sollicitation de trop, c'est dire oui à mon temps d'écriture. Dire non à une conversation qui me vide, c'est dire oui à mon énergie pour E3C-Services et pour mes projets créatifs. Dire non à l'urgence des autres, c'est dire oui à mon propre rythme.
Ce n'est plus un mur. C'est une frontière qui protège un jardin.
Et j'ai réalisé une chose, en l'écrivant noir sur blanc dans mon carnet : on peut être douce et ferme en même temps. Bienveillante et claire. Respectueuse des autres, sans cesser de se respecter soi-même.
Ce n'est pas contradictoire. C'est même, je crois, ce que cette année m'apprend depuis le début : la douceur n'est pas une faiblesse. Elle demande du courage. Le courage de ralentir. Le courage de dire non, même quand la voix tremble un peu.
Le journaling pour aller plus loin
Mon carnet a été mon espace de négociation avec moi-même ce mois-ci encore.
Pas pour trouver une réponse toute faite. Pour apprendre, page après page, à mieux m'écouter.
Si toi aussi tu as du mal à poser tes limites, voici une question à te poser ce soir, dans ton propre journal :
Qu'est-ce que je protège vraiment quand je dis non ?
Pas besoin d'écrire des pages. Parfois, une ligne suffit pour voir plus clair.
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