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Ce que le biopic de Michael Jackson a réveillé en moi

  • 22 juil.
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Panneau publicitaire rouge de Michael avec silhouette de Michael Jackson; texte: IN THEATERS AND IMAX APRIL 24, ciel bleu.

Il y a des films qu'on regarde une fois et qu'on oublie. Et puis il y a ceux qui nous ramènent quelque part... qu'on avait fermé à clé.


Le biopic de Michael Jackson, pour moi, c'est le deuxième genre. Je l'ai d'abord vu trois fois en trois jours. Pas parce que j'avais besoin de le revoir, mais parce que je n'arrivais pas à en sortir.


Un matin où je ne savais plus où j'en étais


Le lendemain du premier visionnage, je me suis réveillée perdue. Pas fatiguée, pas triste... perdue. Cette sensation floue de "je suis passée à côté de quelque chose", sans savoir exactement de quoi. Sinon, de tout.


Et puis c'est monté, doucement. L'impression d'être passée à côté de toute ma vie d'autrice.


Toi qui me lis, as-tu déjà ressenti cela ? Un souvenir d'enfance qui refait surface sans prévenir, et qui remet tout en question l'espace d'un matin ?


Moi, enfant, je rêvais d'être publiée. Lue. Reconnue. D'écrire des chansons, des histoires qui font rêver les gens, qui les touchent au plus profond. Je rêvais même d'être transposée au cinéma.


Et ce rêve-là, personne ne l'a arrosé chez moi. Mes parents se sont détournés de mes ambitions d'artiste, plus d'une fois, parfois publiquement. Ils ne m'ont jamais lue. Alors, avec le temps, j'ai appris à ranger ce rêve dans un tiroir, et à avancer autrement.


Ce que le biopic de Michael Jackson m'a montré, sans le savoir


En sortant de la salle, une pensée m'a traversée, nette comme un coup :


The sky was not the limit to Michael Jackson.


Il n'y avait aucune limite. Ni à son talent, ni à son travail, ni à sa vision de qui il voulait devenir. Le film raconte aussi comment il étudiait ceux qu'il voulait dépasser, comment il se préparait mentalement, jour après jour, à devenir la personne qu'il rêvait d'être. Journaling. Affirmations. Manifestation.


Je me suis reconnue là-dedans d'une façon presque troublante. Ces outils, je les utilise depuis des années. Seule, souvent sans personne pour m'encourager. Et voilà que l'un des plus grands artistes de tous les temps faisait exactement la même chose, pour devenir exactement ce qu'il est devenu.


Ce n'était pas juste un film. C'était une preuve !


La nuit où j'ai arrêté d'attendre la permission


Le soir du deuxième visionnage, je suis rentrée chez moi et j'ai rouvert mon recueil de nouvelles. Scènes Coupées. Un projet que je portais depuis longtemps, mis de côté par peur, par honte, par toutes ces années à faire passer les attentes des autres avant les miennes.


J'ai écrit de 16h00 à 4h00 du matin. Sans m'en rendre compte.


Je n'avais demandé la permission à personne. Je n'avais pas attendu que ce soit le bon moment, que les finances soient parfaitement stables, que quelqu'un me dise que j'en avais le droit.


J'avais juste écrit.


Créer pour et dans la joie, même avec une vieille douleur en toile de fond


Voilà ce que j'apprends, ce mois-ci, et que je veux partager avec toi : on peut porter une blessure ancienne ET créer dans la joie. Les deux ne s'excluent pas.


Ma relation avec mes parents reste compliquée. Je ne vais pas te raconter que tout est réglé, que j'ai pardonné, que la page est tournée. Ce serait mentir, et ce blog n'est pas fait pour ça.


Mais j'ai compris une chose : tant que je laisse cette blessure décider ce que je m'autorise à créer, elle garde le pouvoir. Alors que si je crée malgré elle, avec elle, à travers elle... c'est moi qui reprends la main.


Nous portons souvent des rêves d'enfance qu'on nous a appris à ranger. Un rêve de danse, de musique, d'écriture, d'un métier qu'on nous disait "pas sérieux". Et parfois, il suffit d'un film, d'une chanson, d'un signe, pour que tout remonte d'un coup.


Ce jour-là, ce n'est pas une crise. C'est une porte qui se rouvre !


Ce que je te propose


Si toi aussi, en ce moment, quelque chose refait surface... un rêve que tu avais mis de côté, une envie que tu juges "trop grande" pour toi... je t'invite à faire ce que j'ai fait ce soir-là.


Ne réfléchis pas trop. Ouvre ton carnet, ton fichier ou ta note vocale. Et laisse sortir ce qui veut sortir. Pas pour que ce soit parfait. Juste pour que ce soit vrai.


He's the ultimate GOAT, j'ai écrit après ma troisième séance. Pas seulement pour Michael. Pour ce qu'il me rappelait de possible.


Cette phrase, je la dis, je l'écris, je la vis désormais en même temps que toi : on n'a pas besoin d'attendre d'être prêtes pour commencer à créer ce qui nous fait vibrer !


La magie de la création


Créer, c'est un acte puissant. C'est une façon de se reconnecter à soi-même. Quand on écrit, on libère des émotions, des pensées, des souvenirs. Cela nous permet de grandir et d'évoluer.


As-tu déjà ressenti cette magie ? Quand les mots s'envolent sur la page, et que tu te sens vivante ? C'est un moment précieux, à chérir.


La création peut aussi être un moyen d'explorer nos blessures. En mettant des mots sur nos douleurs, on les transforme. On les rend moins lourdes. On les partage. Et parfois, on découvre que d'autres ont vécu des choses similaires.


L'importance de la communauté


Créer seule peut être difficile. Mais n'oublie pas l'importance de la communauté. Entoure-toi de personnes qui te soutiennent. Qui croient en toi. Qui partagent tes passions. Ensemble, vous pouvez vous encourager à avancer.


Je me souviens de mes premières rencontres d'écrivains. C'était intimidant, mais aussi incroyablement libérateur. Échanger des idées, partager des histoires, c'est une expérience enrichissante.


La résilience à travers l'art


L'art est un puissant vecteur de résilience. Il nous aide à surmonter les obstacles. À transformer la douleur en beauté. Chaque création est une victoire sur nos doutes.


Alors, n'hésite pas à t'exprimer. Que ce soit par l'écriture, la peinture, la danse ou la musique. Chaque geste créatif est une affirmation de ta force.


Conclusion : Ose créer


En conclusion, je t'encourage à oser créer. Ne laisse pas tes blessures te définir. Utilise-les comme tremplin pour avancer.


Rappelle-toi que tu es capable de grandes choses. Chaque mot que tu écris, chaque note que tu joues, chaque pas que tu danses, c'est un pas vers ta liberté.


Scènes Coupées, mon recueil de nouvelles, avance doucement, entre deux journées bien remplies. Je t'en reparlerai bientôt. En attendant, dis-moi en commentaire : quel souvenir d'enfance attend encore, quelque part, que tu lui redonnes vie ?


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