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Août : s'accorder ce qu'on n'a pas encore mérité

30 août
3 min de lecture

Comme promis, je te retrouve en cette nouvelle fin de mois pour te raconter comment j'ai personnellement vécu cet exercice de repos sans l'avoir mérité, et plus largement, ce mois d'août 2026.


Si juillet a été le mois où j'ai commencé à (re)devenir la femme que je voulais être, août a été le mois où j'ai appris à m'accorder plus de temps, d'attention, de repos... avant d'avoir le sentiment de l'avoir bien mérité.


Femme noire aux tresses, yeux fermés, se serre dans une chemise blanche, lumière douce et apaisée.

Me reposer avant d'avoir tout accompli


La semaine dernière, à quelques jours de la fin du mois, j'étais encore assez loin d'avoir coché toutes les cases de la liste que j'avais élaborée pour août. L'ancienne moi se serait tout simplement dit à voix haute : je ne mérite pas encore cette pause. Malgré tout, je me suis offert un week-end, dans un endroit inconnu, à quelques kilomètres de Paris.


Il n'y a encore pas si longtemps, je ne m'autorisais à me reposer que quand j'avais tout terminé, quitte à finir épuisée. Désormais, je me repose dès que je ressens les premiers signes de fatigue, voire avant, sans raison autre que le plaisir de le faire.


Parce que je suis un être humain. Pas une batterie de téléphone. Ni un réservoir d'essence.

Parce que je n'ai pas à me vider complètement pour justifier de devoir m'interrompre pour faire régulièrement le plein d'énergie.


Et, pour moi, c'est un changement bien plus important qu'il n'y paraît.


Repérer ce qui m'apaise


En août, je me suis aussi entraînée à déceler autre chose : ce qui, autour de moi, apaise réellement mon corps ou mon esprit, plutôt que ce qui l'impressionne ou l'excite.


J'ai arrêté de chercher uniquement des personnes intéressantes ou stimulantes. J'ai pris le temps de repérer celles auprès desquelles je me sens plus légère, plus calme. Celles avec qui je peux parler librement, rire, prendre mon temps, sans avoir besoin d'être une autre version de moi-même. Une version qui se protège ou qui performe.


Je savais déjà que je n'avais pas besoin d'être forte tout le temps. Mais j'avais peur que me montrer vulnérable me fasse perdre ma valeur auprès de certaines personnes.


Le bon entourage infirme cette croyance. Quelle belle progression !


Bien sûr, il m'arrive encore de douter de ce que ressent mon corps, de me méfier de la légèreté avant de l'accueillir pleinement. Mais je le remarque plus vite qu'avant et je peux le corriger, avec les bonnes pensées et les bons gestes.


La douceur, c'est une pratique, pas une simple idée


En ce huitième mois de l'année, la douceur a (enfin) cessé d'être une intention pour devenir un véritable geste récurrent.


Il y a eu ce soir où, assaillie par une angoisse inexpliquée et incontrôlable, j'ai dû combiner l'écoute d'une musique aux fréquences thérapeutiques et la reprise d'une activité manuelle (un vieil ouvrage au crochet) juste pour arrêter... de penser.


Apparemment, mon corps et mon cerveau avaient tous deux besoin de sortir du mode "production active" et désiraient uniquement habiter le moment présent.


Je voulais me contenter d'être. Exister sans prouver.


S'accorder sans mérite : ce que j'emporte avec moi en septembre


Si je devais résumer août en une phrase, ce serait : s'accorder ce qu'on n'a pas encore mérité.


S'accorder le repos. S'accorder la création. S'accorder la lenteur. S'accorder le droit d'être heureuse avant d'avoir tout accompli.


Sans plus se soucier de savoir si on le mérite déjà sous prétexte que notre passé est déjà rempli de preuves ou si on le méritera de toute façon, parce que notre futur est déjà en train de fabriquer de nouvelles preuves.


Une vie douce ne se construit pas en attendant que tout soit parfait, finalement. Elle se construit en prenant, dès aujourd'hui, des décisions qui ressemblent à la personne que l'on est en train de devenir, par choix délibéré.


Alors pour une prochaine session de journaling, j'ouvrirai mon carnet pour répondre à cette question et je t'invite à faire de même :


Qu'est-ce que je m'accorde aujourd'hui, sans attendre de l'avoir mérité ?


Le Journal de Bonheur EstellyHappy m'accompagnera dans cet exercice matinal ou la veille pour le lendemain. Il est disponible dans la boutique.


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Je te retrouve en septembre pour un nouvel exercice.


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